Chiens qui parlentCes dernières années une pratique spirituelle nommée la communication animale (qui s’apparente à une forme de télépathie entre humains et animaux) a pris de plus en plus d’ampleur. Cette pratique qui consiste à tenter d’entrer en contact avec un animal – présent comme à distance, vivant ou parfois décédé – semble très séduisante.
En effet elle pourrait aider à identifier des douleurs ou inconforts, physiques comme psychologiques, à faire passer des messages, bref à communiquer avec des êtres qui ne peuvent s’exprimer avec des mots.Les résultats de la première étude sérieuse sur la communication animale ont enfin été publiés.
Lien vers l’étude 2024 « Straight from the horse’s mouth? A literature review and a randomized controlled trial of intuitive animal communication »

« Avec une étude randomisée, le protocole en double aveugle consistait à évaluer la capacité à distinguer les animaux vivants des animaux morts, dans des conditions aussi proches que possible de celles rencontrées en médecine vétérinaire traditionnelle.
Les participants, praticiens et non-praticiens, ont visionné des photos aléatoires de chiens, de chats et de chevaux,
chaque animal étant représenté vivant ou mort, et ont été invités à « ressentir » son état.
Les résultats montrent que ni les praticiens ni les non-praticiens n’obtiennent de scores supérieurs au hasard, malgré un possible biais lié à certaines photos.
Si les praticiens échouent sur un paramètre aussi important et bien défini que le statut vivant/mort de l’animal, leurs chances de détecter, par la seule méthode d’observation directe de l’animal (IDA), des éléments « classiques » des séances d’IDA, tels que son degré de contentement, la présence ou l’absence d’un jardin, son appréciation de la nourriture et ses différentes douleurs, semblent minces.
2 326 réponses complètes dont 263 praticiens de la communication animale et le reste étant des personnes « lambda »
Concernant le test expérimental, les participants ont répondu à 1959, 1694 et 1418 séries d’images de chiens, de chats
et de chevaux, respectivement. Chaque série était composée de 10 images. Les proportions de réponses correctes concernant
le statut de l’animal (mort/vivant) sont de 54,8 %, 49,2 % et 48,2 % pour les chiens, les chats et les chevaux, respectivement.
Des réponses totalement aléatoires donneraient des proportions de 50 % pour chaque espèce, avec des écarts-types respectifs
de 0,46 %, 0,54 % et 0,60 %.
N’hésitez pas à aller voir directement l’étude avec le lien ci dessus, on peut la traduire en français facilement en téléchargeant l’étude, puis en l’insérant dans le site google traduction par exemple, onglet « document ».
Merci à Richard Monvoisin, Didier PiauMarine Paucsik, Gwladys Demazure, Blandine Legavreaux, auteurs de cette étude d’avoir apporté une réponse claire.
On ne peut qu’espérer que cela aidera les personnes s’occupant d’animaux, à garder leur argent pour faire appel en cas de besoin, aux professionnels de la santé vétérinaire, aux éthologues, et aux comportementalistes formés aux méthodes positives.